Royaume des BDs et des diplomates
Terre sacrée où je publie les scénarios ou les liens des BD dont je suis le scénariste, ou encore celles d'auteurs de BD talentueux qui sont entrés dans mes coups de cœur. De plus, dans cette rubrique seront aussi publiés les articles sur d'autres artistes en tout genre.
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10 Questions à Serréna
C'est en dix questions (et une en bonus) que j'ai décidé de vous faire découvrir une plume montante de la littérature camerounaise, que je vous invite à visiter la page Facebook, Insta et Wattpad, pour ceux et celles qui seront curieux de découvrir son travail, à la fin de cette petite interview.
1. Quelle définition avez-vous du métier d'écrivain ? En quoi consiste pour vous ce métier ?
S: L'écrivain est celui-là qui agence dans un ordre des mots, donnant vie à une histoire qui a un sens, de façon à transmettre ses émotions, les faisant ressentir à travers ses personnages pour ainsi passer un message.
C'est un métier noble et louable qui consiste à être un miroir qui reflète les tares d'une société ou d'une époque précise. Et comme d'aucuns le disent, c'est se porter garant d'être la voix de ceux qui n'ont point de voix… et comme tous les métiers, ce n'est pas facile, car il y a des contraintes et des difficultés auxquelles est confronté l'écrivain.
2. Est-ce qu'il faut des horaires fixes de travail ?
S: L'écrivain travaille tout le temps, ceci en observant, pensant, analysant, critiquant ce qu'il vit dans son quotidien afin d'en tirer les points importants pour d'éventuelles idées d'écriture. Avant d'aboutir à la deuxième étape de son travail, qui est de mettre sur papier et organiser ses idées.
3. Quand avez-vous commencé à penser à votre projet « Sex Appeal », à travailler dessus ? Est-ce que cela est venu de la même manière pour tous vos projets ?
S: Sex Appeal est né d'un déclic il y a de cela deux mois, lorsque dans une discussion avec des connaissances, nous parlions de la chance qu'on a eu d'avoir nos deux parents jusqu'à un certain âge, imaginant ceux qui n'avait pas eu cette chance. Et là, je me suis imaginé un scénario dans lequel une jeune fille, à cause des circonstances de la vie, serait amenée à faire des sacrifices et à prendre des décisions cruciales pour survivre. De là a découlé l'histoire d'Isadora. Je tiens à préciser que l'écriture de cette histoire est en cours. Je l'écris au fur et à mesure que je publie, donc des idées naissent chaque jour.
4. Est-ce que vos métiers/études vous apportent quelque chose qui vous aide dans l'écriture ? Si oui, en quoi ?
S: Pour l'instant, je dirai que ce que mes études m'apportent comme bonus dans l'écriture, si c'était mesuré en termes de pourcentage, ce serait un apport de 10%. Je ne me base pas sur ça pour écrire, du moins pas encore, car j'ai en projet l'écriture d'une chronique prochaine où j'aurai besoin de ce côté-là…
5. Si vous deviez emmener un seul livre sur une île déserte, ce serait lequel ?
S: La Vingtaine, écrit par moi-même. C'est le projet d'une vie, mon tout premier livre, mon tout premier bébé qui sera disponible le 24 janvier 2025. J'y ai mis toute mon énergie et j'espère qu'il vous plaira comme à moi il me plaît.
6. Quelles sont les contraintes que vous rencontrez souvent durant l'exécution d'un projet d'écriture ?
S: La première c'est déjà le matériel d'écriture. J'écris avec mon téléphone car je ne suis pas encore assez outillée. Ensuite, comme contrainte, il y a le temps. Trouver du temps pour écrire, se reposer et se ressourcer, allier études, famille, écriture, c'est pas facile. Et je dois produire du contenu et accepter les critiques, les commentaires des haters, ceux qui découragent et ne croient pas en vous en disant que ça ne paye pas. Enfin, comme contrainte, il y a cette difficulté à emmener les gens à se réintéresser à la lecture.
7. Que pensez-vous de l'édition traditionnelle (à compte d'éditeur) ?
S: Pour moi tout est important, et il est nécessaire de suivre un certain nombre d'étapes pour pouvoir offrir à ses lecteurs un produit qui va les satisfaire. Ceci passe par l'édition.
8. Etant une auteur autoéditée et très présente en ligne, que pensez-vous de l'autoédition en général ?
S: L'autoédition, c'est comme l'autoproduction chez les artistes musiciens, ça a un bon côté et un mauvais côté. Tu travailles à ton propre compte, sans pression, aucune limites, personne pour donner des délais de livraison d'un projet… bref, on y va à son rythme. Le mauvais côté de la chose vient donc au niveau des finances, le temps, la communication autour du projet, l'édition, authentifier l'œuvre, etc. C'est pas du tout facile.
9. Est-il primordial de tenir un blog ou une page d'auteur ? Quelle est l'importance des réseaux sociaux pour vous ?
S: Oui. Pour ma part, avoir une page d'auteur est primordial pour faire découvrir son art et se forger une communauté solide qui vous suit.
10. Quels sont vos autres projets artistiques en cours ou à venir ?
S: Il y a plein de projets qui arrivent. Vous les aurez un à un. Déjà, La Vingtaine, mon livre qui sera disponible le 24 janvier 2025, plusieurs chroniques en cours d'écriture, des poèmes (car à la base je suis poétesse) et des contenus de slam aussi qui arrivent. Donc, ne vous inquiétez pas ; vous n'allez pas vous ennuyer.
Pour finir avez-vous un mot à dire à vos lecteurs ?
S: Déjà, je remercie tous ceux qui me suivent et me soutiennent depuis le début de cette aventure qui, je l'avoue, n'est pas facile. Malgré cela, grâce grâce à vos retours, vos mots et encouragements me donnent la force de continuer et de vous produire encore plus en vous plongeant dans mon art. Vous êtes ma force, c'est grâce à vous que je suis ici et ça ne fait que commencer. Nous réaliserons ensemble de grandes choses. Le meilleur reste à venir. Je vous réserve encore plein de surprises. La Vingtaine sera là bientôt et j'espère que vous allez l'accueillir comme tous mes autres projets jusqu'ici, et même plus. Je crois en vous, comme vous croyez en moi. Agrandissons notre vision et notre communauté et laissez-moi soigner vos maux par mes mots… Tout va bien se passer.
Interview du directeur de WINK ÉDITION
Cette semaine, j'ai décidé de vous partager une interview du directeur de Wink Editions, une maison d'édition de BD camerounaise en pleine ascension. Dans les mois à venir, si les choses se déroulent bien, j'ai quelques projets de BD qui paraîtront de leur côté, alors n'hésitez pas à aller vous faire une mise en bouche sur leurs sorties du moment. Sans plus tarder, allons à la rencontre de sieur Ebana Elono, alias Kyoshi Yosario.
Comment t'es venue l'idée de Wink Editions ? Peux-tu nous raconter la genèse de ce projet ?
R : L'idée de créer une maison d'édition me vient lorsque j'étais en classe de 3ème ESP. J'avais constaté qu'étant dessinateur/scénariste, je ne pouvais pas gérer certaines choses seul. J'ai pris alors l'initiative de rencontrer certaines personnes avec qui je pourrais bâtir cela. Malheureusement, ça n'a vraiment pas été évident, vues les difficultés financières qui posaient problème. J'ai fait la connaissance d'une Otakuette, actuellement connue sous le pseudo de Poloski. De son vrai nom Mbeng Diane, elle permit que le projet prenne véritablement son ampleur. Trouver le nom n'a pas été évident. Heureusement que nous avons trouvé le nom : Black Spirit Otaku (BSO). Le logo a vu également le jour de la création même du projet, le 27 septembre 2015, ainsi que la page Facebook suite à cela, sachant que ce nom était plus qu'une maison d'édition. Nous avons pris l'initiative avec Kio Kirby qui a suggéré un nom un peu plus classe jusqu'à ce que le nom de WINK ÉDITION ait vu le jour du 11 Juillet 2019. Malgré cette bonne nouvelle nous nous sommes séparés. Certains sont morts également (deux des fondateurs : William Onana, Mboafouri Yannn). Ça a été très dur pour moi d'apprendre une telle nouvelle. Ce sont des mecs qui ont fait vivre BSO jusqu'à devenir WK ED. En leurs mémoires j'ai repris le flambeau et je me suis retrouvé seul à batailler pour y arriver. Pas si évident vus les obstacles, défis, etc.
Alors que nous approchons de la fin du premier semestre de l'année 2023, quel serait votre premier bilan à chaud, concernant votre maison d'édition ou la situation globale de l'édition de BD au Cameroun ?
R : Mon bilan de la fin du semestre de l'année 2023 a été très mouvementé. Sachant que mon père est mort en février et a été enterré le 01 Avril 2023, ça a été un moment très difficile malheureusement car ce n'était pas évident vu que l'Autrice Vicky Dragneel avait déjà sa BD qui devait sortir cette année. Heureusement que j'ai eu l'amabilité de me remettre d'aplomb afin qu'elle puisse obtenir sa dédicace à la Maison des Savoirs. Ça m'a vraiment étonné vu que la maman de l'Autrice Vicky Dragneel y était ce jour. Vraiment, je peux dire que cette année m'a énormément marqué avec énormément de rebondissements à la fois cools et pas cools. Cela m'a permis de voir que même les maisons d'édition de BD peuvent des moments être secouées. Il faut juste être préparé à tout ce qui arrive et savoir gérer dans le calme. Heureusement qu'avec en partie le soutien de Mikassa 237, Gaëlle, sans oublié Chlau, KNG (des meufs géniales), je me suis relevé.
Avez-vous retenu une décision ou un évènement marquant ?
R : L'événement qui m'a le plus marqué était la dédicace de l'Autrice Vicky Dragneel. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que cela soit une réussite, car sur les 22 exemplaires physiques tous se sont vendus.
Avez-vous eu des regrets sur certains titres déjà parus, qui n'auraient selon vous pas trouvé leur public ?
R : Oui oui, parfaitement. Déjà, l'œuvre du jeune Auteur Taki, Narautau : kung-fu n'ayant pas eu de public. J'étais vraiment déçu par rapport à la mauvaise réception de cette œuvre.
Quels seraient vos chouchous actuels parmi les titres déjà parus chez Wink Editions ?
R : Mes chouchous, sincèrement sont : Shanghaï Blade du jeune Auteur Kio Kirby congolais (chap1&2), INFINITY du jeune Auteur Nguemo du Gabon et en suite Unity is Strength de l'Autrice Vicky Dragneel du Cameroun.
Quel est votre aspect favori dans l'édition ?
R : Suivre mon calendrier et mon agenda dans le cadre de l'édition de la BD.
Quelle est la ligne éditoriale de Wink Editions ?
R : La ligne éditoriale de WINK ÉDITION est précise dans le cadre des dépôts des projets, ainsi que leurs sorties, avec un cahier de charge bien défini.
Pouvons-nous avoir plus de précisions sur quelques nouveaux titres en prévision de sortie dans votre cahier de charge de ce second semestre à venir ?
R : Les membres du staff, à savoir le comité de réécriture et la Rédaction y travaillent. Sinon nous pouvons vous affirmez qu'il y'a vraiment des pépites intéressantes. Quant aux prochains projets, ça vous sera communiqué à WINK ÉDITION. N'oublions pas qu'il y a un semestre qui approche. Je peux vous informez que ce juin vous annoncera de nouvelles pépites.
A quoi ressemblerait la BD parfaite envoyée à votre maison ?
R : Pour ma part, il ne faudrait pas qu'elle soit parfaite, mais qu'elle réponde véritablement aux attentes du public car c'est eux qui nous permettent de mieux travailler avec l'auteur. Pas besoin que la BD soit parfaite. Vraiment.
Que pensez-vous des liens entre la BD et les autres médias (jeux vidéos, anime, etc.) ? Pensez-vous des titres actuels ou futurs de Wink Editions susceptibles d'être de sérieux candidats pour des adaptations vers d'autres médias ? Si oui, lesquels ?
R : Pour ma part c'est un système avec une marge de progression vers la hauteur de l'univers du 9ème art ; sans oublier bien-sûr que le futur est de plus en plus proche de la WINK ÉDITION car nous avons nos objectifs à atteindre. Pour y arriver cependant, il va falloir que chacun y mette du sien pour que dans les prochaines années WINK ÉDITION soit parmi les piliers de cette haute industrie du monde de la BD au Cameroun.
Y a-t-il de la concurrence dans votre secteur ? Si oui, qui sont-ils, et comment vivez-vous cette concurrence ?
R : Il y a bien de la concurrence partout mais je crois que WINK ÉDITION peut surmonter cette concurrence à 3GA Mangas pour le moment .
Quels sont vos BDs (mangas, romans graphiques) favorites ?
R : Bon... pour faire simple si c'est côté mangas j'en ai cinq à savoir :
DBZ
Full Metal Achemist
Les Chevaliers Du Zodiaque
Yu-Yu Hakusho
Akira.
Est-ce que internet constitue un outil important pour vous, en terme de communication avec vos lecteurs, pour effectuer certaines recherches, etc... ?
R : Bien-sûr que oui ; plus dans le sens de la communication avec les lecteurs et la communauté WINK ÉDITION, mais au niveau des recherches aussi.
Quel serait votre plus grand défi pour les mois à venir ?
R : Mon plus grand défi est de gagner en notoriété (enfin mes auteurs et leurs projets) puis rivaliser avec les meilleurs au Cameroun, voire en Afrique et dans le monde.
Que peut-on souhaiter à Wink Editions pour les mois à venir ?
R : Que du succès pour qu'il devienne l'une des plus grandes vitrines de BD au Cameroun, voire à l'international .
Avez-vous quelque chose à dire à vos lecteurs d'ici et d'ailleurs ?
R : Qu'ils ne perdent jamais espoir. Nous travaillons pour mieux les satisfaire dans les prochaines semaines, mois et années, avec bien sûr leur aide également, car sans leur soutien, je ne pense pas que WINK ÉDITION serait où il est aujourd'hui. Merci infiniment.
Et enfin, pour conclure, pouvez-vous nous donner l'origine de votre pseudonyme "Kyoshi" ?
R : (Lol) Alors, bon nombre d'Otakus, Otakuettes et personnes m'ont toujours demandé l'origine de Kyoshi par le Dai Nippon Butoku Kai :
C'est un nom d'origine japonaise qui signifie "Maître des maîtres".
Kyo peut être traduit comme "Maître de la voie". C'est le deuxième des trois titres utilisés en général, bien que ce titre soit indépendant du système de classement. Il est rarement donné à quelqu'un en dessous du rang.
Merci beaucoup !